jeudi 19 juillet 2007
De retour au pays...
Salut à tous, ça y est, me voici rentre dans notre cher pays des fromages et des grands vins, j'ai deja revu pas mal d'amis et de famille...continuez cependant de jeter un oeil au blog, j'y ajoute au plus vite les photos d'Israel, où je suis tout de même resté trois semaines...à bientôt...
lundi 25 juin 2007
Arrivé à Jerusalem !
Salut à tous,
Et merci pour tous les messages de félicitations ! A cette heure, je suis chez mon copain Asi à Tel Aviv, et fais toutes les mises a jour du blog que je n'ai pas fait depuis quelques semaines. Je suis donc bien arrivé à Jerusalem, lundi 25 juin 2007, vers 12h30. Maintenant, à moi Israël!
Jérusalem
Avant de partir explorer la vieille ville, rien de tel qu'une petite assiette d'hummous, la purée de pois chiches orientale très en vogue entre Syrie, Liban, Jordanie et Israël. Vous voyez qu'ils ont des points communs, ces gens-là ! Une petite pause dans un restaurant tenu par un Palestinien, Mohammed, qui m'annonce une guerre dans les deux ans entre Israël et la Syrie, avec pour enjeu le Golan... on a pas fini de disserter sur le Proche-Orient...
Derrière les murs de la vieille ville, les communautés des trois religions tentent de vivre ensemble. Evidemment, mon regard est plus attiré par les juifs, que je n'ai encore quasiment pas eu l'occasion de rencontrer. Tiens, des enfants qui jouent dans une cour d'école...
...et là un vieux sage portant barbe et chapeau traditionnel s'enfonce prestement dans un dédale de ruelles silencieuses...
...aux murs portant des avis de décès cette fois sans photo et rédigés en hébreu...
...contrastant pour le moins avec l'animation et l'ambiance de foire des ruelles du quartier musulman. Il est peu évident de savoir si on est en quartier musulman ou chrétien, ces deux religions étant ici le fait d'arabes. Bref, tous les chemins mènent au centre religieux du pays, et après m'être perdu deux ou trois fois, après avoir décliné une invitation à la conversion à l'Islam par un suppôt de Ben Laden...
...j'arrive enfin au Mur. Mur des lamentations en français, western wall en anglais. C'est ce qu'il reste du second Temple, dit temple d'Hérode le Grand, et construit au 19ème siècle avant notre ère.
Détruit par les romains en 70 av. J.C, c'est un lieu de prière, le plus sacré de la religion juive. On vient s'y recueillir, et on y laisse ses intentions de prière écrites sur un petit billet que l'on glisse dans les interstices des pierres.
L'esplanade est très surveillée, on y rentre comme dans un aéroport, et on y croise toutes sortes de gens, principalement des juifs orthodoxes, mais aussi beaucoup de militaires.
A noter qu'un mur sépare les hommes des femmes, sans doute pour que vous n'ayez pas de pensées biaisées pendant vos prières, mesdames ! J'ai vu dans une librairie des photos de Jérusalem début XXème, et point de mur. Un ajout moderne sous l'impulsion de quelque minorité rigoriste au sein de la communauté sans doute. Car il n'y a pas à dire, cette ville est celle des extrémistes.
On voit poindre le dôme du Rocher, troisième lieu saint de l'Islam, après la Mecque et Médine, sanctuaire construit par un calife Omeyade en 692, donc l'un des plus anciens lieux saints de l'Islam.
La ville est disputée par Israéliens et Palestiniens, chacun voulant en faire sa capitale, pour des raisons culturelles évidentes. Côté Israélien, on y trouve le siège de la Knesset, la chambre basse. Mais la communauté internationale ne considère pas Jérusalem comme capitale, cette fonction est généralement dévolue à Tel Aviv.
Les Palestiniens de Jérusalem ont un statut à part, ils n'ont pas de passeport et ne sont pas citoyens Israéliens. Il est assez difficile, disons impossible de parler objectivement de la ville en quelques lignes. Je vous y emmène à nouveau dans quelques jours...
samedi 23 juin 2007
Tomorrow, last ride!
Hi dear readership, tomorrow is my last real ride, from Amman to Jerusalem, about 120 km but 1200m down to the Jordan valley and 1200m up to Zion ! I wake up at 5h00, to leave at 6h00, my Jordanians hosts told me the weather tomorrow will be very hot, more than 40 degrees in Amman, and...6 degrees more in Jericho...I just don't dare to think about it, I'll have to drink at least 1l of water per hour, and stop between 11h and 17h.
I should reach the Western Wall at the end of the day. So wish me good luck, have a nice week end, and please don't think this blog is over, I still have a lot of things to tell about Turkey, Syria, Lebananon, Jordan and of course Israel where I plan to stay three weeks.
Cheers!
Mariage Jordanien
N'ayant pas eu la chance d'assister à beaucoup de mariages pour l'instant, je suis ravi d'être invité à celui d'un des cousins éloignés de Nadine. Bon, c'est un cousin éloigné, alors nous sommes juste invités à la messe. C'est suffisant pour voir des tenues typiques des Chrétiennes Jordaniennes...
...et des hommes qui comme dans toute la région portent ces magnifiques kefiehs de cérémonie.
Il est de rigueur de souhaiter bonne chance aux heureux mariés et à leurs parents, cérémonial auquel je ne coupe pas, ce qui me permet de faire connaissance avec le nouveau couple, et d'apprendre que bonne chance en arabe se dit "mabrouk".
Ca n'empêche pas les enfant de se retrouver, de sympathiser et d'animer de leurs cris la sortie de l'église...
...alors qu'un fier bédouin semble méditer avec calme devant la Mercedes nuptiale...
vendredi 22 juin 2007
Amman et ses alentours
Yasan, le frère de Nadine, et son Papa, Henri, se proposent aujourd'hui de me faire faire un petit tour d'Amman et de ses environs. Evidemment, comme dans toute ville romaine, il y a là un superbe amphithéâtre, à l'accoustique remarquable.
Au-dessus de la ville se trouve l'ancien acropole, dont il ne reste plus grand chose et duquel on a une vue imprenable sur les camps palestiniens. NB : quand on dit camp palestinien, il s'agit de quartier palestinien ; les gens y sont arrivés en 1948 ou 1967, et depuis se sont construits des maisons.
Le musée d'Amman renferme entre autres richesses, une partie des manuscrits de la Mer Morte. Trouvés en 1947 par un berger sur la berge nord est de la Mer Morte, à l'époque partie du territoire jordanien, ils étaient enfermés dans ces jarres et étonnemment bien conservés.
Entre autres, ils contenaient le livre d'Isaïe, écrit au 2ème siècle avant notre ère, ainsi que les règles de vie de la communauté des Esseniens, une secte dissidente juive pré-chrétienne aux valeurs similaires à celles du christianisme. Pour plus d'infos...
Allez, un petit tour vers l'ouest, et nous voici au mont Nebo, d'où Moïse aurait vu la terre promise avant de mourir... par temps clair, on peut voir les hauteurs de Jérusalem, selon Henri, qui m'indique vers où regarder...
Voici la route qui descend vers la Mer Morte, un chemin possible vers le pays de Canaan... une belle descente vers la vallée du Jourdain...
Dans l'église du mont Nebo, une atmosphere de foi très pure, rendue par la simplicité du décor... il faut dire que l'église paléochrétienne est des plus anciennes...
Seules de splendides mosaïques égaient le sol, héritage du passage des Byzantins...
Le soir, pour me remettre de toutes ces émotions culturelles, Nadine m'invite avec son amie Laetitia dans un bar branché de la capitale. Bon, c'est plus calme que Beyrouth, je ne suis pas sur que ce soit l'ordinaire du Jordanien moyen, mais c'est quand même une excellente soirée... merci, charmantes demoiselles!
jeudi 21 juin 2007
La famille Hejazin
La famille de Nadine est catholique, arabe et francophile, ce qui est très agréable. Je m'y sens accueilli comme chez moi, ces gens que je ne connais que très peu m'offrent leur hospitalité avec une simplicité des plus touchantes. Le Grand Père, Loutfi, parle arabe, anglais et francais, il est ravi de me raconter des histoires incroyables, lui qui a vecu entre autres près de Jérusalem, du temps où la Jordanie et la Cisjordanie n'étaient qu'un pays...
Evidemment, j'ai le droit de goûter d'excellents plats locaux, préparés par la maman de Nadine, hummous, mtabah, salades diverses et variées...un régal!
Elles, ce sont mes copines Nadine, que je remercie beaucoup car sans elle, je n'aurais pas vécu ces moments de vie familiale inoubliables, et ca soeur Majd.
Une petite après-midi à la piscine, quoi de plus sympa quand il doit faire près de 40 degrés a l'ombre...
Les cousins de Nadine, Karam, Yiara et Nathalie, qui font croire qu'ils sont sages, devant un magnifique plat de Mens'af...
...et la tante de Nadine, qui amène les feuilles de vignes farcies dont j'ai oublié le nom en arabe...
Amman - La Jordanie
Salut à tous, avant d'étoffer mes pages Liban et Syrie riches de nombreuses photos, rencontres et anecdotes, je vous fais juste un point sur ma situation : je suis arrivé hier soir à Amman, les Jordaniens sont très sympas, j'ai rencontré des Palestiniens et suis à présent accueilli par une famille adorable. Il fait une chaleur de plomb, et ce n'est qu'un début... dernier départ pour Israël demain si tout va bien...
mercredi 20 juin 2007
From Damascus to Amman
After a night in Damascus at Ahmed's place, I recover all my stuff, and over all, my bike, and hit the road to the south, to Amman. Last picture of Syria, with all those national flags, and the official portraits of the beloved president, recently reelected with more than 97% of the votes...it's not so difficult, without competition, Mr Bachar...
In Jordan, the dictatorship seems to be lighter, at least things are clear: it's not a republic, but a Kingdom, the Hachemite kingdom, nome given by the royal family, formerly coming from Saudi Arabia. The current King Abdullah is son of king Hussein, himself son of Talal, the son of Sherif Hussein. The portrait of the king is not everywhere, but it's difficult to ignore his face...
Jordan's landscapes are quite differents of Syria's, crossing the border by bike helps to understand why it's not the same country...here, some beduins, resting along the road...
Jordan's hills are quite difficult to climb, as I didn't find a good road map of the country, I discovered along the road that Amman is...more than 700 m high! Anyway, the views are wonderfull!
Resting a bit under an incredibly heavy sun, I'm invited by Asem for a coffee. Asem is Egyptian, I realize that Egypt is the neighbour country, and that salaries here are not to bad for workers. My friend teaches me some arabic things, it's not so easy to communicate, but we did it. Great moment of simple friendship...
dimanche 17 juin 2007
Côte nord du Liban
Au nord de Beyrouth, à une demi-heure de route grâce à la conduite sportive et stylée de mon hôte, nous voici à Byblos, où la guide très sûre d'elle m'explique que nous sommes dans la plus vielle ville de l'histoire de l'humanité encore habitée. Pourquoi pas...
La ville, en contact étroit avec l'Egypte durant l'antiquité, était un lieu de transit pour le papyrus, l'ancêtre du papier. Elle doit son nom au nom grec de ce matériau, qui donnera dans notre langue le mot bible.
Ici, un tombeau très Indiana Jones, dont je dois avouer que je ne me souviens plus à quelle civilisation son locataire appartient. Phénicien ? Grec ? Amorite ? Hyksos ? Hittite ? Plus de 17 civilisations se sont succédées ici, c'est parfois un peu dur de s'y retrouver...
Un charmant petit théâtre regarde la mer ; ce n'est pas son emplacement originel, les archéologues français qui ont mis la cité au jour dans les années 1930 l'ont déplacé pour exhumer un temple égyptien qui se trouvait en dessous...
On dit que c'est à Byblos que fut inventé l'alphabet Phénicien, père des alphabets modernes, grec, latin, araméen, hébreu... en attendant, pas grand touriste à l'ombre des lauriers en fleurs, décidement les gens croient qu'il pleut des bombes...
Les bateaux attendent dans le port, dont il paraît qu'il était un rendez-vous incontournable de la jet set internationale avant la guerre civile qui déchira le pays de 1975 à 1990...
Un peu plus au nord, le lendemain, nous trouvons une plage charmante, et quasi déserte, oùnous passons des heures à ne pas faire grand chose. Décidément, ce pays me plaît, les drames politiques qui le brisent n'en sont que plus touchants...
samedi 16 juin 2007
Beyrouth côté côte
Ce samedi matin, le papa de Céline a décidé de nous faire faire un petit tour de bateau, dans les environs de la capitale. Au fait, je ne vous ai pas dit, Céline, c'est la fiancée de Seb, mon hôte, la voici face au Raouche...

...et Seb, c'est lui un ami d'ami d'ami qui vit là et qui s'y plaît pas mal, ce que je comprends. Il fait beau et la mer est formée...
...nous passons devant le lieu de l'attentat de mercredi dernier, ça fait un peu bizarre de penser que j'étais vraiment tout près, on voit sous la grand roue l'angle d'un bâtiment noirci et effondré...
Voilà le Raouche, ou Raoucha ou Rawcha, ou comme vous voulez tant que cela sonne à peu près dans ce ton là. Il s'agit d'un gros rocher dont le nom arabe n'est rien d'autre que la déformation du nom français...
Ici, des pêcheurs espèrent tirer quelque subsistance de l'onde qui fait le gros dos... je leur souhaite bien du plaisir, et il n'est pas sûr que ce soit là leur seule motivation...
Ca tranche d'avec l'orgueilleuse skyline (mille excuses, les puristes de la langue française, j'emploie ce terme par analogie à celle de New York ou les gratte-ciels de Manhattan dessinent la ligne d'horizon) et cette impression d'oppulence qui se dégage des constructions du centre ville...
...constructions d'ailleurs loin d'être finies, on édifie là un complexe hôtels, bars restaurants, front de mer, marina. Tout le monde semble optimiste, on entreprend, et on espère que tout ira mieux demain. Cette explication est peut-être simpliste, n'empêche qu'on peut se poser des questions quant à un investissement dans le tourisme alors qu'au 15 juin, il n'y a semble-t-il que moi a vouloir visiter le pays...
Ceux-là le visiteront certainement d'une manière différente. Ils vont probablement grossir les rangs de la FINUL, dans le Nord. Bon courage, les gars...
Une tradition Beyrouthine : la fête !!!
Ce soir, c'est SkyBar. Vous avez en tête un image des Libanais très frimeurs, très portés sur l'apparence, avec des vêtements à la mode, des lunettes de soleil sur la tête et du gel dans les cheveux ? Vous vous dites : "non, c'est pas possible, le Liban est un pays pauvre et musulman où il est indécent d'afficher sa fortune de façon ostentatoire !" ? Eh bien ce soir, on confirme les préjugés, on sort les dollars (qui ont cours comme monnaie officielle) on met sa chemise et on va dans le temple de la soirée branchée...
...et c'est parti pour une nuit de folie ! On est loin de la panique causée par l'attentat, ici, les gens n'ont pas peur, peut-être car nous nous trouvons sur une terrasse, qui surplombe le port d'une cinquantaine de mètres...
...et mon cher Seb peut se livrer sans complexe à toutes les prouesses chorégraphiques dont il a le secret, et sur les tables s'il vous plaît, car ici, pas de piste de danse.
L'ambiance n'est d'ailleurs pas tout-à-fait la même que dans ce que l'on appelle chez nous une boîte de nuit, ici, la musique est forte mais on peut se parler, ce qui est plutôt sympa et permet de faire de bonnes rencontres...
...par exemple Fred, qui, Ô divin hasard, a étudié dans la même école de commerce que moi, excellent compagnon de conversation et avec qui je fais main basse sur quelques verres de Stolichnaya...
...ou encore une figure emblématique des nuits beyrouthines, Raoul, ou l'homme qui connaît la moitié du public de tous les endroits branchés de la ville, ici au volant de sa Porsche (Carrera 4S pour les fans, on a fait un tour et j'ai cru m'envoler)...
...et ici, avec Alexis, chef dans un grand resto, sans doute l'une des rares personnes au monde à disposer des citoyennetés américaine, belge et française. Ici, on parle au moins français, arabe et anglais, c'est le minimum. Tout le monde a beaucoup voyagé et souvent vécu à l'étranger. Attention, ici, c'est un peu particulier, on est quand même dans le repère de la partie de la société la plus riche du pays...
...et on danse, parle et boit jusque tard dans la nuit. Insouciance et détente ici, déprime et ennui au centre ville. Suite aux différentes bombes, les fêtards d'ordinaire majoritaires ont déserté le centre ville. On ne sort plus, en tous cas moins, et des rumeurs annoncent tel ou tel endroit comme le lieu de la prochaine explosion... dommage pour ces magnifiques restos, qui rappellent New York, et qui sont désespérément vides...
vendredi 15 juin 2007
Tyr et Sidon
Quittant la capitale un peu trop explosive à mon goût, je décide de partir pour le sud, visiter les sites historiques de Tyr et Sidon, respectivement Sour et Saïda de nos jours. Comme partout dans le pays, les militaires sont partout, les gares routières sont particulièrement surveillées...
...ce qui ne m'empêche pas au terme de plus de 2 heures de route, d'arriver 150 km au sud de Beyrouth, à Sour, l'antique Tyr, port principal des Phéniciens...
Le site est d'autant plus magnifique que je ne suis pas vraiment dérangé pour l'observer, la bombe d'hier a freiné l'ardeur tous les Libanais potentiellement intéressés par les ruines antiques, et les bombes des deux dernières années celle de tous les étrangers potentiellement intéressés par le pays du cèdre...
Au moins celui qui dormait dans ce tombeau doit être tranquille, sans doute à son époque passait-on plus de temps à l'hippodrome qu'au combat... impressionnant anneau, quelques gradins ont été préservés des voleurs de pierres, on se croirait dans Ben Hur...
La région, théâtre de bombardements de l'armée israélienne l'été passé est contrôlée officiellement par l'ONU. La FINUL, sous commandement italien depuis février dernier, est composée de 15000 hommes, essentiellement français et italiens.
On dit au Liban que c'est en réalite le Hezbollah qui protège la zone, et la FINUL par la même occasion. Qu'en penser ? Pas évident de se faire une opinion après deux jours sur place, certes bien informé par la communauté française qui parle plus facilement des événements que les autochtones... Si vous voulez mon avis, je suis contre les partis politiques à dimension religieuse, surtout dans un pays historiquement multiconfessionnel comme le Liban. En plus, la violence est partie intégrante des pratiques du Hezbollah. Selon moi, ce parti représente tout sauf l'avenir du Liban. Il ne semble pas que ce soit le cas des gens ici... Pour plus d'infos, car le sujet est pour le moins délicat...
Cinquante kilomètres au nord, Saïda, alias Sidon. Un souk traditionnel dans un centre historique en pierre est censé animer le centre ville, hélas, deuil national du fait de vous savez quoi. Résultat, tout est fermé, et c'est bien dommage...
Je déambule distraitement dans les ruelles puantes du marché, où les passants sont rares... Il faut vraiemnt que je revienne ici quand le calme sera revenu...
...la route du retour s'offre à moi, l'autoroute étant coupée pour cause de travaux eux mêmes dus aux bombardements de l'été dernier...
Baalbek
Pour me rendre à Baalbek, site archéologique réputé, je reprends un minibus, qui met au moins deux heures auxquelles ma voisine ne résiste pas, pour gagner le nord de la Bekaa...
...ce plateau situe a 1000 m d'altitude, fertile, à mi chemin entre Damas et Beyrouth. Je constate au passage que Walid Eido, tué il y a deux jours dans l'attentat près duquel je suis passé, a fait son apparition sur les panneaux d'affichage...
Baalbek, en latin Heliopolis, était une ville dont la particularité était d'avoir un temple dédié à Jupiter aux proportions jamais égalées dans l'empire.
Il ne reste plus grand chose du temple principal, comme d'habitude dans la région, il lui a fallu affronter en plus des tremblements de terre les différentes invasions et les gens du coin à la recherche de matériau disponible pour construire...
Les dimensions des colonnes sont impressionnantes, plus de deux mètres de diamètre, et un système ingénieux de pièce de bronze au centre pour faire tenir les tambours entre eux...
Sous un soleil écrasant et avec les explications d'un guide francophone tournant ces temps ci à une visite par jour, je m'imagine l'édifice entier, avec ses gargouilles à tête de lion...
Plus petit mais dans un état de préservation hors du commun, le temple de Bacchus, dont on dit qu'il était le siège d'orgies apocalyptiques...
...sous la protection du dieu du vin, ici représenté sur une mosaïque dont les arabes musulmans, dans une fièvre iconoclastique, ont effacé le visage...
Ces six colonnes debout ne sont pas très impressionnantes comme ca, mais de près, elles sont magnifiques, on les retrouve d'ailleurs sur les billets libanais.
Quelques détails du plafond du temple de Bacchus, lui aussi iconoclasté sans pitié pour les visages de pierre de ces charmantes nymphes...
Allez, on rentre à la maison, notez que dans la Bekaa, c'est le Hezbollah qui a tendance à s'imposer, comme le prouvent ces beaux drapeux jaunes un peu partout à la sortie des villages...
jeudi 14 juin 2007
Beyrouth côté centre...
Hébergé par Sébastien, expatrié français fort sympathique, me voici donc à Beyrouth. On dit la capitale sous tension, mais tout le monde m'assure qu'il n'y a pas de danger à circuler de jour dans la ville, que l'on voit ici depuis la terrasse de Seb.
Me voici donc parti dans les rues, reporter de guerre un an après la dernière ayant sévi ici, et qui n'a laissé que peu de traces dans le centre ville, encore très marqué par la guerre civile de 1975-1990...
Evidemment, je me fais une joie de constater qu'à côté d'une église grecque catholique se trouve une mosquée digne de rivaliser avec celles d'Istanbul...
..et j'ai toujours grand plaisir a voir que les anges à l'intérieur sont bilingues grec-arabe... un peu comme moi...
Ici, cet immeuble dévasté se trouvait devant la voiture qui a explosé au passage du cortège de Rafic Al-Harriri, assassiné le 14 février 2005. On peut voir le cratère laissé par l'explosion à l'asphalte frais qui a été utilisé pour le reboucher. Notez aussi que malgré tout, les Libanais construisent, les tours au second plan sont des hôtels de luxe qui doivent héberger les clients d'une immense marina en travaux...
Sur le front de mer, les gens profitent du soleil, pêchent et se baignent...
L'endroit ne fait pas spécialement propre, mais au centre ville quand il fait chaud, on est pas mal dans la mer...
Un petit bain de soleil entre les grands hôtels et les voitures de luxe qui passent, des familles chiites qui se baignent en prenant soin de ne pas dévoiler le corps innocent des petites filles...
... et tout-à-coup, en remontant vers Raouche, après avoir vaguement hésité à me diriger vers Long Beach et le Sporting, le souffle de l'explosion et la violence du bruit me font presque tomber. Un réflexe me fait pencher en avant et marcher quelques mètres sans me retourner, tremblant et incrédule. Je vois voler les vitres des bâtiments alentour, et les voitures passées à proximité ont les pare-brise fêlés...
...la poussière et la fumée grasse prennent à la gorge... en moins d'une minute, je vois arriver les ambulances, les pompiers, la police, la presse... les pneus crissent, les gens crient, les gyrophares tournent et les sirènes retentissent... vite, un taxi, je ne traîne pas là...
Seb est bien rassuré de me voir rentrer, l'attentat modifie du coup nos projets du soir, ici, il faut s'habituer à tout annuler au dernier moment en cas d'actu fâcheuse... bon, on va essayer de faire attention...
mercredi 13 juin 2007
Sur la route de Beyrouth...
Aller par la route de Damas jusqu'à la capitale Libanaise, c'est d'abord traverser une VRAIE frontière, dans les montagnes, avec attente d'un côté et de l'autre...
Pas mal de monde est dans la même situation, et encore, il paraît qu'aujourd'hui, c'est plutôt tranquille.
Il faut dire que le passage est censé être critique, une bonne partie des armes du Hezbollah (parti politique islamiste chiite doté d'une milice armée soutenue par l'Iran) passant par ici, si j'en crois ce que les diverses personnes que je rencontrerai au Liban me diront...
Une fois au Liban, l'armée est partout, contrôlant les routes et arrêtant parfois les véhicules pour contrôle d'identité ou fouille du véhicule...
Au dernier col avant la capitale, qui doit culminer au moins à 2000 m de haut (NB: je ne suis pas en vélo), ce pont prouve que les axes de communications ont étés malmenés par l'armée Israélienne lors du conflit de l'été dernier, que l'on appelle ici guerre des 33 jours...
Arrivée au Liban
Salut à tous, désolé pour le long silence radio, il est juste un peu plus difficile de se connecter en Syrie que partout ailleurs. Je suis arrivé hier soir à Beyrouth, où je suis hébergé par Sebastien, un français très sympa. Tout est calme, je pars explorer la ville...
Deux jours, une bombe et dix morts après mon arrivée, je confirme que tout va bien, et comme le dit le commentaire de mon petit frère, j'ai les dieux avec moi. Par contre, je n'irai plus au centre de Beyrouth.
dimanche 10 juin 2007
Alep
Alep is supposed to be one of the oldest city in the world still inhabited. At least, it's the second city of Syria, and as you can see, a great mosk stands in the centre. It was build by the Omeyyades dynasty, as well as the one in Damascus.
As every big mosk in the middle east, this one is a place to pray but as well a place to meet. All day long families invest the yard...
...and all kind of children play, really happy when a nice tourist like me agrees to take a picture of the group. "What's your name?" or "from which country?" are ther most frequently asked questions...it is sometimes hard not to get fed up with it...
I did not understand why those old guys sit here. They all seem to be blind; maybe they are praying, and hope for a miracle...
This view is taken from Mohammed's window. Mohammed invites us for a tea and an argila, this water pipe so popular from Turkey to Marocco, in all the arabs and muslims countries. It is the center of Alep, rush hour at about 11 in the night...
Mohammed studies english litterature, I really hope for him he can leave Syria one day to study abroad, and improve his knowledge of english, already very good. Shoukran, my friend, mabruk and I hope to see you again one day, inch'allah!
Syria and the other arbs countries af the area are well known for their different Christian communities, remaining here 2000 years after Christ (supposed) resurection.
It's a bit uncommon for us, but here, you find churches with everything inside wrotten in arabic...
...evan the bible, where the word Allah stands for God. In fact, as many people I met, all believers of the 3 monotheists religions are brothers, all are sons of Abraham (Ibrahim if you prefer) and God is one, common for everyone...
This kind of peace message should be better diffused nowadays, here and in Lebanon...this is the Greek orthodox church, similar to the one I saw few weeks ago in Greece...
In the small streets of old Aleppo, we found as well fine Ottomans palaces, as well as I saw in Istanbul or Damascus...with refined gardens, so nice in these hot june afternoons...
Aleppo fortress is impossible to miss, on a rock around 30 meters over the city's level. Fist a royal palce built 1230 a.d., part of it was destructed by Mongols.
Of course, there is a mosk on top of the castle...
...and inside very beautiful rooms with wooden ceilings incredibly refined.
jeudi 7 juin 2007
Palmyre
Ce que je vous conseille de faire, si un jour vous allez dans un désert, c'est de vous lever tôt pour voir le soleil se lever, car c'est beau. Si vous avez un château Ottoman sur une colline sous la main, c'est encore mieux.
C'est notre cas, et après avoir battu tous les records de réveil, nous voici sur le colline, à la porte du château en question, contemplant le site qui s'estend devant nous.
Les dunes ou plutôt les montagnes sont magnifiques, la lumière du matin leur donne une couleur unique, et un relief qui disparaît dès que le soleil se met à cogner, vers 10 heures.
De multiples civilisations sont superposées dans les ruines de Palmyre, la plus célèbre figure de la cité reste le reine Zénobie, qui y défia les romains au troisième siècle de notre ère.
Belle perspective de l'allée centrale à colonnes de plus d'un kilomètre de long...
...et vue du site où peu de monde se presse ce matin, car il est encore tôt, et de toutes façons, le climat politique rend la region peu attractive pour les étrangers...
Notre bon Bachar veille, omniprésent jusqu'aux pare-brises des voitures où il apparaît ici en autocollant...la classe...
Je préfère m'intéresser aux innombrables statues du musée national; celles-ci obstruaient les caveaux de leurs propriétaires, enterrés dans les tours funéraires que nous visitons l'après-midi...
A quelques kilomètres de là, ces grandes tours servaient de dernière demeure à des centaines de riches Palmyréens...
Une dernière vue du cahteua qui surplombe la ville, dans la lumière plus douce de la fin d'après-midi, et une petite ballade dans la palmeraie...
...où nous rencontrons Khadidja, qui bien que ne parlant que l'arabe, nous invite à prendre le thé dans son jardin...c'est beau, l'hospitalité orientale...
mardi 5 juin 2007
Damas
A Damas, je suis rejoint par ma vieille complice de voyage, qui vient passer une semaine de vacances en Syrie avec moi. Nous sommes hébergés dans un quartier populaire de la banlieue de la ville par Ahmed, encore une belle rencontre.
Il y a des dizaines de choses à voir au centre de Damas, du reste l'une des plus vieilles villes du monde encore habitées. Entre autres, la mosquée des Omeyades, construite au XVIème par la dynastie au pouvoir, l'une des plus grandes de la région et l'une des plus saintes du monde musulman.
La cour est un lieu de vie, où les gens se retrouvent pour discuter, prendre pause à l'ombre...
...véritable aubaine pour les enfants qui courent et jouent dans un vacarme pas toujours compatible avec le recueillement qui devrait prévaloir dans ce genre d'endroit...
Les Chiites, le second groupe en importance au sein de la communauté musulmane, ont aussi leur lieu saint à Damas, il s'agit de la tombde de la fille du prophète Hussein. De nombreux pélerins, notemment Iraniens, viennent prier ici.
Le centre de Damas regorge d'endroits étonnants, par exemple ce palais Azem, contruit au XVIIème par le gouverneur de Damas. On sent la civilisation locale à son apogée : murs multicolores, bassins amenant douceur et intimité dans le jardin, arbres en fleurs...
Des jardiniers pas trop stressés s'occupent des plantes, malgré leurs casquettes, la tranquilité et la nonchalance qu'ils arborent n'a pas du trop changer depuis que ce palais existe...
Et l'intérieur riche de meubles marquetés, incrustés de nacre, d'os ou de pierres semi-précieuses laisse imaginer que d'importants personnages ont du comploter sous les plafonds colorés de ces salles fraîches...
Anne fait sa pause, sans doute fatiguée par la chaleur, à côté de deux jeunes filles voilées et au traits bien différents de ceux du reste de la population. Normal, elles viennent de Malaisie...
A deux pas du palais, le vieux souk. A l'orientale, plein de marchands qui crient, qui nous accostent impunément, et qui semblent faire partie de ce décor de petites boutiques aux etagères croulant d'une multitude de produits...
Anciens caravanserails, les khans. On en trouve dans les souks, il s'agissait de garages à chameaux où les marchands venus des quatre coins du monde pouvaient également se reposer et se restaurer...
...avant de vendre leur marchandises dans des échoppes prévues à cet effet.
Celui ci est en bon etat, et a été occupé par les services culturels de l'ambassade d'Espagne qui a fait du bon boulot en y organisant une exposition : Sur le sol de la salle principales, de poèmes calligraphiés en arabe...
...et dans les anciennes boutiques, sur les murs blancs, d'autres poèmes calligraphiés en rouge. Belle impression de calme, qui tranche avec le vacarme un peu fatigant des petites rues du souk...
Allez, une petite pizza locale pour se remettre d'aplomb, on s'en sort pour moins de cinquante centimes d'euro à deux, ce qui est plutôt pas mal...la vie en Syrie est la moins chère des environs, je crois que même en Albanie c'était plus cher...
Une église Arménienne, du moins catholique Arménienne. La région est majoritairement musulmane sunnite, mais il faut préciser que 200 000 chretiens vivent en Syrie, la première communaute chrétienne étant arménienne. On distingue les Arméniens catholiques et orthodoxes, ayant fui la Turquie et les massacres de 1915 ; les Grecs catholiques et orthodoxes (pas d origine mais de rite grec); les maronnites qui viennent du Liban, les catholiques romains dis latins, les Syriaques et les protestants.
Damas est une capitale qui fait très pauvre, le pays est fatigué des bientôt quarante ans de dictature des Assad. Pas d'internet à part des modems et donc des connections incroyablement lentes, peu d'électronique en géneral, peu de grandes sociétés internationales présentes...
...et par contre des portraits à tout bout de champ du gentil président Bachar el Assad, ophtalmologue de formation, anglophone et francophone, dont on prévoyait qu'il ouvrirait son pays et renoncerait à la politique de grande Syrie de son père...espoirs déçus...






































































































































